Anthropic prépare une levée XXL : 30 milliards de dollars pour détrôner OpenAI et devenir la startup IA la plus chère

Anthropic s’apprête à changer l’ordre établi dans l’IA

Si vous pensiez que le marché de l’IA avait déjà atteint des sommets absurdes, Anthropic est en train de demander au thermomètre de se pousser un peu. D’après des informations relayées par Bloomberg, la société derrière Claude serait sur le point de finaliser, dès la semaine du 26 mai, une levée de fonds pouvant dépasser 30 milliards de dollars.

Le chiffre est déjà vertigineux, mais l’effet domino l’est encore plus : cette opération propulserait la valorisation d’Anthropic au-delà de 900 milliards de dollars. Oui, milliards. À ce niveau, on ne parle plus de licorne, on parle d’une créature mythologique qui achète la forêt entière.

Et si cette valorisation se confirme, Anthropic passerait devant OpenAI, valorisée 852 milliards de dollars lors de son tour de table de mars. Résultat : Anthropic deviendrait la startup IA non cotée la plus valorisée au monde.

Une levée de fonds de 30 milliards portée par des poids lourds

Ce tour de table ne se construit pas avec trois amis et un tableau Excel. Selon les mêmes sources, plusieurs grands fonds seraient en train de co-piloter l’opération :

  • Sequoia Capital
  • Dragoneer Investment Group
  • Altimeter Capital
  • Greenoaks Capital Partners

Chacun mettrait environ 2 milliards de dollars sur la table. Le genre de ticket qui fait passer un café à 2 euros pour un investissement prudent.

D’autres investisseurs historiques pourraient aussi revenir au capital, notamment Founders Fund et General Catalyst. Attention toutefois : les engagements ne seraient pas encore définitifs et les conditions peuvent évoluer. Dans ce type de deals, tout peut bouger jusqu’à la signature finale.

Pourquoi cette valorisation fait autant de bruit

L’élément qui frappe, c’est l’ampleur du saut. La dernière valorisation confirmée d’Anthropic remontait à février 2026 : 380 milliards de dollars lors d’un tour de table de série G, déjà à hauteur de 30 milliards.

En quelques mois, l’entreprise pourrait donc plus que doubler sa valeur.

Anthropic devant OpenAI : symbole ou vraie bascule ?

Dépasser OpenAI, ce n’est pas juste un jeu de classement pour amateurs de tableaux comparatifs. C’est un signal sur la manière dont les investisseurs lisent l’avenir de l’IA.

OpenAI est la marque la plus connue du grand public, mais Anthropic s’est imposée comme une alternative crédible et très orientée entreprise, notamment sur deux terrains qui font dépenser vite et beaucoup :

  • le codage
  • la cybersécurité

Si les investisseurs misent aussi fort sur Anthropic, c’est qu’ils pensent que ces usages B2B peuvent devenir une machine à revenus plus prévisible et plus durable. En clair : moins de hype, plus de facturation.

Une trajectoire de revenus qui fait tourner les têtes

La vitesse à laquelle ce tour de table se serait constitué, en quelques semaines, illustre un appétit investisseur très élevé. Et ce n’est pas uniquement parce que l’IA est à la mode.

Anthropic affiche une dynamique de croissance qui ressemble à une fusée qui a oublié le mode économie d’énergie.

L’entreprise prévoirait un chiffre d’affaires de 10,9 milliards de dollars pour le deuxième trimestre 2026, soit plus du double du trimestre précédent. Elle envisagerait même sa première rentabilité trimestrielle.

Ce que ça raconte sur le marché de l’IA

Quand une startup annonce des revenus à ce niveau, le discours change. On passe d’une promesse technologique à un modèle économique.

Et dans l’IA générative, c’est crucial, parce que les coûts sont énormes : calcul, serveurs, données, talents, infrastructure, et tout ce qui va avec. Montrer qu’on peut croître très vite tout en se rapprochant de la rentabilité, c’est le Graal.

Claude, le produit qui s’infiltre partout en entreprise

Anthropic a été fondée en 2021 par d’anciens cadres d’OpenAI. Et depuis, la société a construit une identité claire : une IA robuste, utile, et orientée usage pro.

Claude, son assistant IA, est particulièrement positionné sur :

  • l’aide au développement logiciel
  • l’analyse et la sécurisation de code
  • l’assistance dans des environnements sensibles

Cette orientation entreprise est stratégique. Les organisations ont besoin d’outils qui s’intègrent dans des process, qui respectent des contraintes de sécurité, et qui permettent de gagner du temps sans déclencher une réunion de crise avec l’équipe conformité.

IA et cybersécurité : le duo qui attire les budgets

La cybersécurité est un poste de dépense massif, et le besoin augmente plus vite que le nombre de spécialistes disponibles. Une IA capable d’aider à repérer des anomalies, analyser des logs, accélérer des audits ou assister les équipes de réponse à incident, c’est une proposition de valeur qui parle immédiatement.

Et côté code, la demande ne faiblit pas. Toutes les entreprises veulent livrer plus vite, automatiser plus, et réduire le backlog. Une IA efficace sur ces sujets devient vite un outil indispensable, au même titre qu’un IDE ou une plateforme de CI.

Les contrats d’infrastructure qui soutiennent la montée en puissance

Les revenus, c’est une chose. La capacité à servir la demande, c’en est une autre. Les modèles IA modernes sont gourmands, et Anthropic a visiblement décidé d’acheter de la puissance comme si c’était un abonnement streaming.

Plusieurs accords d’infrastructure à grande échelle sont mentionnés :

  • un contrat de 45 milliards de dollars avec SpaceX
  • un contrat de 1,8 milliard de dollars avec Akamai Technologies
  • le soutien de Google sur les puces IA et les services cloud

Ce type d’accord est essentiel : si la demande explose, il faut pouvoir scaler sans transformer chaque pic d’usage en panne mystérieuse.

L’infrastructure est devenue un avantage compétitif

Dans l’IA, il ne suffit pas d’avoir un bon modèle. Il faut aussi pouvoir l’exécuter vite, à grande échelle, et à un coût acceptable.

Ce qui se joue ici, c’est une course à la capacité :

  • plus de GPU ou d’accélérateurs
  • plus de serveurs
  • plus de bande passante
  • plus de redondance

Et donc, plus de partenariats industriels massifs.

Google et Amazon en soutien, mais avec leurs propres règles du jeu

Anthropic n’avance pas seul. Deux géants du cloud ont déjà annoncé ou réalisé des investissements majeurs.

Google : 10 milliards et une option XXL

Google aurait investi 10 milliards de dollars dans Anthropic à une valorisation de 350 milliards de dollars, avec une option supplémentaire pouvant atteindre 30 milliards selon les performances.

En parallèle, Google apporte aussi des briques stratégiques : puces IA et cloud. Autrement dit : de l’argent et la pelle pour creuser plus vite.

Amazon : 5 milliards et une option supplémentaire

Amazon aurait annoncé un investissement de 5 milliards de dollars avec une option de 20 milliards additionnels.

À ce stade, la participation de Google et Amazon dans le tour de table en cours ne serait pas confirmée. Mais leur présence dans l’écosystème d’Anthropic montre bien l’enjeu : qui contrôle les modèles IA les plus utilisés en entreprise contrôle aussi une partie de la consommation cloud à venir.

Pourquoi les investisseurs se ruent sur Anthropic

Au-delà de l’effet “startup IA” qui attire naturellement les capitaux, plusieurs éléments expliquent la frénésie.

1) Une croissance de revenus spectaculaire

Des prévisions à 10,9 milliards sur un trimestre, avec un doublement d’un trimestre à l’autre, c’est le genre de courbe qui transforme un comité d’investissement en fan club.

2) Un positionnement B2B très monétisable

Codage et cybersécurité sont des usages où les entreprises paient volontiers, car le ROI est plus facile à mesurer :

  • moins d’incidents
  • moins de temps passé
  • plus de productivité
  • meilleure qualité

3) Une capacité à sécuriser l’accès à l’infrastructure

Les gros contrats d’infrastructure rassurent : Anthropic peut répondre à la demande sans être étranglé par la capacité de calcul.

4) Une concurrence qui tire tout le marché vers le haut

OpenAI, Google, Meta et d’autres font grimper les attentes. Quand le marché se structure, les champions attirent des investissements encore plus grands pour prendre le large.

Et pour les entreprises, ça change quoi ?

Derrière les chiffres, il y a un message clair : l’IA générative en entreprise entre dans une phase d’industrialisation.

Si Anthropic lève 30 milliards, ce n’est pas pour acheter des mugs ou organiser un hackathon géant. C’est pour :

  • entraîner des modèles plus performants
  • renforcer les offres orientées code et sécurité
  • développer des partenariats cloud et infrastructure
  • accélérer la distribution dans les entreprises

Attendez-vous à une pression accrue sur les prix et les performances

Quand deux acteurs se battent pour devenir la référence, ça finit souvent par :

  • des modèles plus puissants
  • des fonctionnalités plus orientées métiers
  • une compétition sur le coût par token
  • des intégrations plus poussées

Et pour les utilisateurs, c’est plutôt une bonne nouvelle, même si les équipes finance risquent de découvrir des lignes “consommation IA” dans les factures cloud qui donnent des sueurs froides.

OpenAI vs Anthropic : deux visions qui cohabitent

Même si le duel des valorisations fait les gros titres, les deux approches peuvent coexister.

  • OpenAI reste extrêmement fort sur l’écosystème, la distribution, et la visibilité.
  • Anthropic mise sur une crédibilité entreprise, avec des usages plus ciblés et un discours axé sur la fiabilité.

La vraie question n’est pas seulement “qui vaut le plus”, mais “qui devient l’infrastructure IA par défaut des entreprises”. Et là, tout se joue sur l’exécution : qualité des modèles, coûts, intégrations, sécurité, support, et disponibilité.

Ce qu’il faut surveiller dans les prochaines semaines

Si la levée se finalise, plusieurs signaux seront intéressants à suivre :

  • le montant final exact levé
  • la valorisation confirmée
  • la liste complète des investisseurs
  • la présence ou non de Google et Amazon dans ce tour
  • les prochains grands contrats d’infrastructure
  • l’évolution des offres Claude pour le développement et la cybersécurité

Parce que dans l’IA, les annonces financières sont souvent le prélude à des annonces produit, et parfois à une accélération agressive sur le marché entreprise.

L’IA entre dans l’ère des méga-chiffres

Anthropic est en train de montrer que le secteur n’est plus dans la phase “on expérimente et on verra”. Il est dans la phase “on investit comme si l’IA allait devenir un service public, mais facturé à l’usage”.

Si la valorisation à plus de 900 milliards se confirme, cela dira une chose : les investisseurs parient que Claude et l’écosystème Anthropic peuvent devenir un pilier de l’IA en entreprise, à une échelle comparable aux plus grands géants technologiques.

Reste à voir si la réalité suivra la même courbe que les tickets d’investissement. En attendant, l’IA n’a pas fini de faire sauter les compteurs, et nos repères aussi.

Source : Anthropic prépare une levée XXL : 30 milliards de dollars pour détrôner OpenAI et devenir la startup IA la plus chère