Décrochage scolaire : la startup EvidenceB sort la calculette (et l’IA) pour sauver nos élèves !

En France, l’école de la seconde chance… propulsée par l’intelligence artificielle !

Imaginez une salle de classe où chaque élève a un parcours sur-mesure, où la peur de lever la main se transforme en confiance, et où même les fractions cessent d’avoir l’air d’un sabre laser brandi par Dark Vador. Utopie ? Eh bien, pas tout à fait ! EvidenceB, une startup française fondée en 2017, a décidé d’entrer dans la cour des (très) grands pour s’attaquer à l’un des fléaux de notre système éducatif : le décrochage scolaire. Grâce à l’IA, cette équipe met un coup de projecteur sur les inégalités et propose des solutions factuelles, loin des gadgets trop jolis pour être honnêtes.

L’inégalité à l’école : un problème qui commence tôt

Vous pensiez que nos chères têtes blondes démarraient tous sur la même ligne de départ ? Hélas, non. D’après Catherine de Vulpillières, cofondatrice d’EvidenceB, les écarts de réussite entre élèves se creusent avant même la fin de la maternelle, surtout en mathématiques. C’est particulièrement frappant chez les filles : dès le CP, alors qu’elles étaient aussi performantes que les garçons en maternelle, elles commencent à décrocher. Pourquoi ?

À cette question, la réponse est aussi complexe qu’un problème de train croisant un autre à pleine vitesse à la gare de Melun. Entre le manque de confiance, les stéréotypes (merci à la société et aux générations d’aînés), la pression sociale… la liste est longue comme un contrôle de conjugaison le lundi matin.

Le résultat ? Au CM1, le handicap pour progresser est déjà bien installé. Mais la jeune pousse EvidenceB ambitionne de tordre le cou à tous ces freins grâce à une application aussi robuste qu’innovante : Adaptiv’Math+.

Adaptiv’Math+ : l’assistant qui ne laisse aucun élève au bord du tableau

Là où d’autres s’amusent à jeter des tonnes d’exercices aléatoires sur les élèves (bonjour la surcharge cognitive !), EvidenceB a adopté une approche scientifique. Chaque élève commence par un test de niveau, puis l’algorithme balance « le bon exercice au bon moment » (presque comme le prof qui sait toujours où ça coince, mais sans jamais être fatigué par la cantine). L’idée ? Maintenir une zone de réussite autour de 70 à 75%, histoire d’éviter aussi bien le décrochage que la démotivation façon « encore raté ! ».

Au menu : quatre domaines incontournables en maths (le sens du nombre, la résolution de problèmes, les grandeurs/mesures, et bien sûr, les fractions, ce passage obligé qui fait pleurer plus d’un collégien). Chaque module regroupe entre 500 et 3 000 exercices, conçus main dans la main avec des enseignants ET des chercheurs. Pas de génération automatique ni de chatbot qui invente des problèmes délirants — ici, chaque exercice est testé et validé.

« Nous ne faisons pas de génération automatique de contenus, tous les exercices sont construits et validés avec des chercheurs, pour coller à ce que l’on sait du cerveau ! » précise Catherine de Vulpillières.

Avouez qu’on rêverait d’un Netflix de la réussite scolaire… sauf qu’ici, le binge-learning a vraiment des résultats.

L’IA contre le décrochage scolaire : des résultats qui valent de l’or (ou au moins un 20 sur 20)

Place à la preuve : EvidenceB a mené une étude XXL sur plus de 500 élèves de CM1 et CM2 dans 40 classes, selon une méthode quasi-médicale : le fameux essai randomisé contrôlé (RCT). La moitié testait Adaptiv’Math+, l’autre suivait la route classique sans turbo, pardon… sans IA.

Le verdict ? Accrochez-vous : les élèves utilisant l’outil adaptatif ont progressé deux fois plus vite. Mais le choc, c’est chez les filles : elles ont avancé quatre fois plus vite que les garçons ! L’effet rattrapage joue, certes, mais c’est la dynamique de confiance retrouvée qui change tout. L’application génère des micro-réussites régulières, enclenchant un cercle vertueux : la réussite nourrit la motivation, et ainsi de suite, jusqu’à ce que les maths se mettent à avoir bon goût (si, si, c’est possible…).

Le plus encourageant ? Ce sont les élèves en plus grosse difficulté qui progressent le plus vite. Le rattrapage en mode micromoteur : ils ne doublent peut-être pas tous le peloton, mais ils gagnent, eux aussi, en confiance et en autonomie. Un vrai brise-glace au pays du décrochage scolaire.

Un succès qui s’étend bien au-delà des maths (parce que la vie, c’est aussi le français)

La méthode EvidenceB ne compte pas s’arrêter à la frontière des fractions. Forte de ses succès, la startup a développé 24 modules, dont 16 en français. Toujours conçus avec l’aide de laboratoires de recherche et d’enseignants, these modules mettent la barre haut pour accompagner même les élèves les plus à la peine.

La langue étant un « plafond de verre » pour beaucoup, tout est axé sur la personnalisation, la progressivité et la bienveillance. Là encore, les élèves en difficulté font les bonds les plus impressionnants, grâce à ce que les experts appellent un accompagnement intuitif. Vous pensiez que les lettres ne pouvaient pas rimer avec algorithme ? Détrompez-vous !

Mieux : le ministère de l’Éducation nationale a pris le train (technologique) en marche et a généralisé l’outil MIA Seconde, version « remédiation » d’EvidenceB, à l’ensemble des 800 000 élèves de seconde en France. Autant dire que la révolution AI-ducationnelle n’est plus à l’état de brouillon…

Une IA pas du tout comme ChatGPT (et ça change tout)

Dans l’imaginaire collectif, dire « IA à l’école », c’est parfois synonyme de robots clones de profs ou de textes écrits pendant la récré, façon ChatGPT débridé. Sauf qu’ici, l’approche est tout sauf générative !

Le moteur EvidenceB, ce n’est pas une machine infernale qui invente des exercices au hasard : il sélectionne, ajuste et dose, à partir d’un corpus validé scientifiquement. Autrement dit, c’est un chef d’orchestre discret, qui guide chaque élève dans la bonne direction, tout en laissant le professeur à la baguette.

Sous le capot, les enseignants ont accès à des tableaux de bord ultra-détaillés : où ça bloque, qui avance, combien de progrès en temps réel… Ils peuvent même créer des playlists d’exercices personnalisés (Spotify n’a qu’à bien se tenir) pour aider spécifiquement un groupe d’élèves sur une notion un peu coriace.

Un gain de temps colossal, quand on sait la charge de travail que représente la différenciation pédagogique à la main. Ici, avec 10 000 élèves connectés en même temps, aucun ne suit le même parcours — un cauchemar logistique pour n’importe quel prof… mais un rêve pour une IA bien calibrée !

Et côté accueil des enseignants ? « Plutôt positif ! » – après une petite période de méfiance logique. Il faut dire que garder la main est essentiel pour eux. « L’IA n’est pas là pour les remplacer, mais pour leur donner les bons outils, » résume Catherine de Vulpillières.

Quelle révolution pour l’égalité des chances grâce à l’IA ?

Au final, EvidenceB le martèle : leur mission est de faire en sorte qu’aucun élève ne décroche à cause de lacunes, surtout sur les savoirs fondamentaux. Ce n’est pas qu’une affaire de maths, ou même d’écoles. C’est une immense question d’égalité des chances et d’avenir de société.

Et parce que la French Tech a plus d’un tour dans son sac, la startup propose même aux écoles qui s’inscrivent avant la fin septembre d’utiliser Adaptiv’Math+ gratuitement pendant un an. De quoi rallumer l’étincelle chez de nombreux petits Einstein en herbe (les adultes aussi pourraient en profiter, non ?).

L’IA, outil d’avenir… mais sûrement pas miracle

Bien entendu, personne ne prétend que la tech peut ou doit tout régler à elle seule : on ne remplacera jamais le regard, le sourire ou le petit mot d’encouragement d’un bon prof. Mais quand la technologie, la science cognitive et l’humain travaillent main dans la main, même les plus gros trous dans la raquette éducative finissent par se combler…

Finalement, l’école du futur s’esquisse sous nos yeux : rien de magique, mais de l’intelligence (artificielle ET humaine) à tous les étages — et peut-être, un peu moins de sueurs froides à chaque contrôle de maths.

Alors, prêt à voir le décrochage scolaire reculer grâce à l’intelligence artificielle ? Ça tombe bien, chez EvidenceB, ça ne fait que commencer !

Source : Presse-citron