Du rififi sous le pommier : quand Google propulse le futur Siri mais fait mine de rien

Siri version 2026 : le cerveau, c’est Gemini

2026 promet d’être une année explosive pour le monde de l’intelligence artificielle sur smartphone. Tandis que la plupart d’entre nous attendions un nouveau Siri, bardé de compétences, confiants dans la maîtrise technologique d’Apple, voilà que la firme de Cupertino joue la carte du joker Google. Surprise totale ? Pas tant que ça pour ceux qui suivent l’histoire compliquée d’Apple avec l’IA, mais il faut bien avouer que la nouvelle a de quoi décoiffer plus d’un utilisateur (et d’un designer Apple qui s’imaginait déjà être l’Elon Musk de la reconnaissance vocale).

L’ironie du sort : cette nouvelle version tant attendue de Siri n’est possible que… grâce à la technologie de Gemini, la plateforme d’intelligence artificielle maison de Google. Oui, vous avez bien lu ! Pour cette update qui doit marquer les esprits — et surtout rassurer les investisseurs —, Apple s’appuie sur Google, le concurrent de toujours. Rassurez-vous, il n’est pas question de voir Siri remplacer la célèbre voix robotique « Hey Siri » par un « Ok Google » (quoique, une soudaine envie de faire un crossover Marvel… ).

Quand la collaboration Apple-Google se fait dans le plus grand des silences

Les deux géants savent assurément gérer la discrétion comme personne. Lors de la conférence de présentation des résultats de Google au dernier trimestre 2025, la question d’un analyste sur le deal IA entre Google et Apple a été tout bonnement snobée par Philipp Schindler, un des pontes de Mountain View. L’art de la pirouette version GAFAM : parler chiffres, IA, nouveautés… sauf du sujet qui fâche : « alors, ce nouveau Siri, c’est bien Gemini, non ? » Bruit de criquet en retour.

Il faut dire que rien de nouveau sous le soleil : l’histoire d’Apple et Google, c’est « je t’aime, moi non plus » à la sauce data. Concurrents féroces sur le terrain du smartphone, alliés secrets et vaches à lait ponctuelles — chaque entreprise sait ce qu’elle doit à l’autre.

Déjà partenaires… et pas qu’un peu

Petite piqûre de rappel : Google verse chaque année des milliards (on parle de 20 milliards de dollars, rien que ça !) pour que Google Search trône en page d’accueil sur les produits Apple. Statistiquement, si vous avez déjà sorti un iPhone de sa boite un jour, c’est pour immédiatement « Googler » la météo, le sens de « incunable » ou une recette de pancakes géants.

En retour, Google récolte des millions de clics et peut afficher ses publicités sur l’écosystème planétaire d’Apple, qui frise aujourd’hui les 2,5 milliards d’appareils actifs. Simple, efficace : money, money, money… must be funny, in a rich man’s world (Abba l’avait prédit).

Siri et l’IA : la stratégie de l’ombre

Mais le vrai sujet du moment, c’est Siri et son turbo made in Silicon Valley version Gemini. Selon les indiscrétions (attention, feuilleton à rebondissements signé Bloomberg), Apple aurait signé un accord pluriannuel avec Google, incluant l’utilisation sur le long terme de la tech cloud et des modèles Gemini pour la prochaine génération de modèles Apple Foundation. En traduction non-corporate : Siri devrait enfin devenir aussi futé qu’on l’espérait… et c’est Google qui file la potion magique !

Coût de la manœuvre ? 1 petit milliard de dollars annuel pour Apple — ou, pour comparer, l’équivalent de ce que la firme dépense chez Starbucks sur une semaine pour les équipes en brainstorming (estimation non contractuelle, mais entre copains, on peut rire un peu).

Gemini, la consécration (et le test grandeur nature)

Ce partenariat est aussi une sacrée validation pour Google. Voir GEMINI intégrer l’écosystème Apple, c’est (presque) comme si Microsoft décidait de louer les serveurs Azure à Amazon pour faire tourner Alexa. Google ne boude pas son plaisir, même s’il joue le jeu de la confidentialité. « Je suis ravi que nous collaborions avec Apple en tant que fournisseur de services cloud privilégié et que nous développions la prochaine génération de modèles Apple Foundation basés sur la technologie Gemini », a tout de même lâché Sundar Pichai, CEO de Google.

Traduction : ‘On est les meilleurs, mais chut, ça reste entre nous.’

Les dessous d’une alliance discrète mais ultra-lucrative

Pour Apple, l’intégration de Gemini est doublement stratégique : éviter une « panique à Cupertino » parmi les investisseurs qui commençaient à se demander où passaient les milliards de R&D IA, et s’assurer d’avoir rapidement un Siri à la hauteur — sans trop déstabiliser l’utilisateur lambda qui, de toute façon, continue de demander « Siri, quel temps fait-il à Rimini ? ».

Chez Google, l’avantage financier se double d’un immense terrain d’entraînement pour ses IA, puisque l’écosystème pomme s’avère être un formidable laboratoire (et une sacrée vitrine au passage). Il faut croire que Gemini va bientôt pouvoir répondre à toutes vos questions existentielles, qu’importe le smartphone que vous tenez.

Un secret de polichinelle 

Malgré ce mariage de raison, la stratégie officielle reste le non-dit presque gênant. Pas question d’admettre publiquement que Google propulse l’intelligence d’Apple (et vice-versa). Qui aurait cru qu’en 2026 on verrait la pomme mordue préférer la confiture de Mountain View à sa propre compote maison ?

Pourquoi tant de discrétion ? 

On pourrait accuser la rivalité historique, les batailles d’écosystèmes ou la peur mortelle du bad buzz. Mais la vérité est plus prosaïque : Apple et Google savent que les marchés s’inquiètent, que les régulateurs guettent et que, dans un monde où la souveraineté sur les données et l’intelligence artificielle est un enjeu géopolitique, il vaut mieux ne pas trop exhiber ses accords de partage de cerveau.

Ajoutez à cela un procès antitrust contre Google qui, aux États-Unis, fait trembler toutes les big tech dès qu’il s’agit de domination et de deals d’exclusivité (souvenez-vous, la justice américaine défend l’utilisateur perdu autant que le pauvre libraire des années 30).

Bref, mieux vaut faire profil bas, sourire devant les analystes, et répondre à côté quand les journalistes posent LA question piquante.

Siri propulsé par Gemini : une révolution pour les utilisateurs ?

Si la nouvelle génération de Siri tient ses promesses (et, si on juge par les performances de Gemini, il y a de quoi avoir bon espoir), ce pourrait être l’une des updates les plus stratégiques de l’ère Apple.

Au menu :

  • Un assistant plus « intelligent » et contextuel, vraiment capable de suivre de longues conversations, et — enfin ! — de comprendre quand vous demandez de « passer le wifi du balcon à la terrasse » sans avoir à répéter six fois.
  • Des suggestions personnalisées, des résumés, de la capacité à générer du contenu ou à vous aider dans vos emails et présentations, le tout sans indigestion d’anglicismes (enfin, on croise les doigts).
  • Pour Apple, l’opportunité de muscler sa roadmap IA et de montrer qu’elle n’est pas à la traîne face au raz-de-marée OpenAI/ChatGPT/Microsoft et consorts.

Alors, d’accord, la magie n’est pas exclusivement « made in Cupertino », mais à l’heure où la collaboration l’emporte sur l’orgueil, c’est un pas de géant pour… tout le monde — à condition de ne pas trop s’en vanter sur scène !

AI Wars : la paix des braves, ou la guerre froide des assistants ?

Faut-il voir dans ce partenariat le début d’une nouvelle ère de coopération entre les géants ? Pas sûr. Disons que c’est la paix des braves, chacun gardant à l’esprit qu’une bonne entente sur le cloud, c’est aussi un bon moyen de ne pas finir largué derrière le voisin. Apple et Google continueront de s’épier, mais sous le vernis de la compétitivité, c’est le marché tout entier qui profite d’une IA plus puissante — même si cela fait un peu tousser les puristes de chaque camp.

Et dans la vraie vie, ça change quoi ?

Concrètement, pour Madame Michu (et pour vous, geek patenté), la mise à niveau de Siri promet une expérience utilisateur bien plus fluide et pertinente. Plus besoin de répéter vingt fois la même commande, de maugréer contre une incompréhension tragique ou de recourir à Alexa pour trouver une boulangerie ouverte le dimanche. Quant à ceux qui s’inquiètent de l’incursion de Google dans leur écosystème pomme, rassurez-vous : les deux compères jurent croix de bois, croix de fer, que la confidentialité restera de mise.

L’avenir : une cohabitation sous haute surveillance

Est-ce le début d’un monde où les géants mettront leurs IA en commun dans un grand open space virtuel ? Ou une passade opportuniste, le temps de rattraper le train des assistants intelligents ? Personne n’a la réponse, mais une chose est sûre : quand Apple et Google bossent main dans la main, le marché entier retient son souffle… et les utilisateurs, eux, sont plutôt gagnants — pour une fois que ce sont les clients qui profitent d’un « bug » dans la matrice !

En attendant, vous savez désormais que derrière la voix suave de Siri, c’est Google qui souffle les réponses. Moralité : parfois, pour rester dans la course, il vaut mieux courir côte à côte… même quand on préfère la tarte aux pommes à la tarte aux poires.

Source : Presse-citron